La chronique de Mister Blue : "Faut pas pusher"
MM.
Red, Green, Yellow, Blue et Purple sont cadres dans des services
informatiques. Chacun leur tour, ils vous font partager le fruit de
leurs expériences. Cette semaine, Mister Blue applaudit des deux mains le succès des acteurs du "push mail"... sourire aux coins des lèvres.
Faut pas « pusher »
Comme nombre de cadres respectables, je suis équipé d’un terminal mobile BlackBerry 7100v me permettant, à tout instant et partout, de recevoir mes e-mails et mes alertes de production. Tout a commencé lors d’un séminaire avec nos associés des branches américaine et anglaise. Seule l’équipe française était dépourvue de BlackBerry. J’étais alors persuadé que ce type de dispositif
n’apportait pas grand-chose, si ce n’est du travail supplémentaire avec un terminal de plus à gérer et des coûts non négligeables en termes de transfert de données. Mais je me suis laissé convaincre, et aujourd’hui, j’avoue que j’aurais du mal à me passer d’un système m’apportant autant d’autonomie.
De fait, le marché du mode Push semble mature et tous les opérateurs mettent en avant leur terminal doté de fonctions de type BlackBerry. Nokia et Qtek proposent des terminaux « intelligents » qui reçoivent, sans manipulation, un e-mail moins de 5 secondes après son envoi. Reste la sécurité des transferts de données que beaucoup de techniciens considèrent à juste titre comme le point faible du BlackBerry.
Mais mon principal étonnement, c’est le succès d’un dispositif qui n’a rien de révolutionnaire. Le protocole Imap permet en effet de faire la même chose, et à moindre coût. Il a été mis en oeuvre récemment chez nous en utilisant le logiciel « mobile process ». Une partie sur notre serveur de messagerie, un client sur un smartphone (Qtek S110). Et, dans ce cas, la seule chose que vous payez, c’est du transfert de données en mode GPRS !
BlackBerry – et sur ce point, j’applaudis très fort – et les opérateurs sont bien les rois du marketing : faire du neuf et du « tendance » avec des technologies basiques, en faisant payer le service à prix d’or.





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