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802.16e-2005 ou le vrai départ du WiMax

Alors que les licences pour le WiMAX fixe ne sont pas encore attribuées, son homologue mobile, le 802.16e-2005, se profile déjà. Supérieur techniquement, moins onéreux que la 3G, il promet le haut-débit de poche. Décryptage.

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Voir aussi l'éditorial de Fabrice Frossard > "Pourquoi WiMax ?"

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Pourquoi Wimax ?

Par Fabrice Frossard, rédacteur en chef de Décision Informatique, f.frossard@decisioninfo.net

Frossard Nous aurions pu, cette semaine, nous intéresser à Vista de Microsoft et raconter qu’il faudra des machines ultrapuissantes pour le faire fonctionner, décrire son aérienne interface vectorielle, son performant système de fichiers et, bien sûr, vous donner une date purement prévisionnelle de disponibilité. Quitte à conjecturer, WiMAX est un bien meilleur sujet. D’une part, parce que la vague WiMAX est mondiale, peu de pays font l’impasse sur cette technologie d’accès, fixe ou mobile. D’autre part, parce que la promesse WiMAX est celle d’un réseau haut débit dans la poche, ce qui mérite quelques explications (lire p. 8).

Pour certains, ce n’est que du buzz, ou du lobbying d’industriels pour établir un nouveau marché sans réelle nécessité d’usage. Après tout, la France est numéro un du haut-débit filaire en Europe, à la pointe de la 3G et, qui plus est, en avance sur les déploiements WiMAX, avec l’Espagne. Que demander de plus ? Un standard ouvert, du haut-débit IP abordable et accessible en tout lieu. C’est une partie de la promesse WiMAX. Une promesse assez importante pour que la Corée du Sud mandate ses industriels (Samsung et LG) pour établir et promouvoir une norme cousine du WiMAX, le WiBro, y consacre un milliard de dollars en 2006, et favorise son déploiement en masse pour dynamiser l’économie. Initiative suivie par Taïwan.

Pragmatiques, les Coréens laissent les arguties et querelles byzantines aux autres. La complexité de l’article L 1425-1 de la loi sur l’économie numérique désignant les collectivités comme opérateurs laisse plus d’un élu songeur quant aux attributions de licences et aux rôles de chacun (collectivités, opérateurs radio, IP). Les 7 millions d’euros consacrés à la numérisation des TPE/PME (lire p. 10) au regard du milliard mis sur la table par les Coréens laisse rêveur. Question de priorité ?